Le Maroc, la porte d’entrée en Afrique

Grâce à son ouverture sur l’extérieur, à la démocratisation de ses institutions et à la sécurité politique, le Maroc est devenu le pays le plus stable de l’Afrique du Nord. Dans le but de diversifier son économie et de devenir une plateforme d’exportation internationale, le gouvernement a mis en œuvre des stratégies et des plans sectoriels pour instaurer un climat propice aux investissements et attirer les capitaux étrangers.

Maroc | Marruecos

Quelques chiffres

Le Maroc a une excellente position géostratégique. À deux heures de vol de Paris, de Madrid et de Barcelone, le pays possède 15 aéroports internationaux dont celui de Casablanca deviendra le futur hub avec l’Union européenne. Il dispose aussi d’un réseau de 11 ports adaptés aux standards internationaux, dont Tanger-Med est le plus important, avec une capacité pour 3 millions de conteneurs. En outre, le pays a aménagé 22 plateformes industrielles intégrées (P2I) et des zones franches.

Au cours des prochaines années, le réseau routier va être développé et amélioré pour relier toutes les villes de plus de 400 000 habitants. Le réseau ferroviaire va aussi être déployé. Le pays est également doté d’un réseau de télécommunications qui répond aux normes internationales.

La population marocaine est jeune et qualifiée : sur 33,5 millions d’habitants, 64 % sont âgés de moins de 34 ans. La population active comprend 12 millions de personnes.

Le Maroc est un pays d’une grande richesse linguistique, ayant des affinités culturelles avec l’Europe. Les langues officielles, l’arabe et le tamazight, côtoient le berbère, le darija et le français (20 millions de francophones). L’espagnol est aussi une langue très présente (6 millions d’hispanophones), et l’apprentissage de l’anglais et de l’allemand augmente.

L’économie est stable et attrayante pour les investisseurs étrangers. Depuis 2001, la croissance annuelle moyenne du PIB se situe aux alentours de 4,5 %. L’IPC est stable à 3 % et les salaires sont compétitifs (le salaire minimum est de l’ordre de 375 € par mois). Le coût d’exportation est de 443 € par conteneur et le taux total des impôts se situe aux alentours de 49,6 %.

Grâce à sa position géostratégique et à son bon réseau aérien, le Maroc, et notamment son secteur bancaire, ont une forte présence en Afrique. En outre, la signature d’accords de libre échange avec plus de 50 pays (l’UE, la Ligue arabe, la Turquie, les États-Unis, l’UMOA, la SEMAC, etc.) lui permet d’accéder à plus d’un milliard de consommateurs et près de 60 % du PIB mondial.

Diversification de l’économie et attrait de l’investissement étranger

Dans le but de diversifier l’économie marocaine et de faire du pays une plateforme d’exportation internationale, le gouvernement a mis en place une série de stratégies et de politiques sectorielles :

L’État marocain a aussi a mis en place des dispositifs et des réformes afin d’attirer les capitaux étrangers :

  • Libre rapatriement des bénéfices et des capitaux pour les personnes non résidentes
  • Élimination des restrictions au capital
  • Protection de l’investisseur
  • Réforme du cadre légal et amélioration de la transparence réglementaire
  • Incitations fiscales (fonds de promotion de l’investissement et fonds Hassan II)
  • Instruments internationaux (exonération des droits de douane et de la TVA aux importations)

Le gouvernement mise beaucoup sur l’implantation et le développement d’écosystèmes qui intègrent des chaînes de valeurs, et sur la modernisation des infrastructures et des entreprises. En outre, afin d’augmenter la présence des investissements étrangers, il travaille sur l’amélioration de la qualité des échanges commerciaux au moyen de l’établissement de dispositifs de renfort de la concurrence et de la transparence.

Pour en savoir plus :

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